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Ouest Façadier

Commune de Port-Saint-Père

Ravalement de façade à Port-Saint-Père

Port-Saint-Père est une des rares communes où je peux vous montrer ce que j'y ai fait plutôt que de vous le raconter. Deux chantiers, deux métiers différents : une toiture démoussée et un mur en pierre rejointoyé. Les photos sont plus bas, prises sur place.

Douze kilomètres depuis Bouaye, quatorze minutes par la départementale. C'est assez près pour que je passe voir un mur un soir de semaine sans en faire une expédition.

Le bâti

Le bâti de Port-Saint-Père

Mille quatre cent trente-quatre logements, dont mille deux cent cinquante-sept maisons. Presque neuf propriétaires sur dix décident donc seuls de leur façade, sans assemblée générale et sans syndic à convaincre.

Cent quarante-sept de ces logements sont antérieurs à 1919, soixante autres datent de l'entre-deux-guerres. Un sur dix d'avant la Première Guerre, c'est près de trois fois la proportion que je connais à Bouaye. Ces murs-là sont en moellon, montés au mortier de chaux, et ils évacuent l'humidité par leur surface. Les enfermer sous un enduit ciment étanche ne fait pas partir l'eau, ça la renvoie ailleurs, en général à l'intérieur et en pied de mur. La couleur vient après. Loin après.

Trois cent dix-huit maisons sont sorties de terre entre 1971 et 1990, un peu plus d'une sur cinq. C'est la génération d'enduit projeté qui arrive en bout de course : il cloque aux pignons, il sonne creux quand on tape dessus, il se détache par plaques. Sur celles-là, le ravalement se justifie. Et repousser ne simplifie rien, parce que la surface à piquer avant de réenduire ne fait que s'étendre.

Entre les deux, trois cent vingt-neuf maisons construites de 1991 à 2005, soit un peu plus que la génération précédente. Celles-là ne réclament pas un ravalement. Un lavage de façade, une toiture débarrassée de ses mousses, et on n'en reparle pas avant longtemps.

Sur place

Mes deux chantiers à Port-Saint-Père

Le premier chantier, c'est le toit. Les lichens avaient pris le pan sur toute sa hauteur, la couverture était plus grise que rouge, avec des zones franchement sombres là où l'eau traînait. Le traitement s'applique, il agit, et c'est lui qui fait le travail. Ce qui reste part au rinçage, à pression réduite, du faîtage vers l'égout. Je ne monte pas la pression pour aller plus vite : une tuile décapée trop fort se recolonise plus vite qu'avant.

Le second, c'est un mur en pierre. Autre métier, autre rythme. Les joints étaient creusés sur toute la surface et la pluie entrait dans la maçonnerie au lieu de ruisseler dessus. On dégarnit ce qui ne tient plus, on dépoussière, on refait le joint. Sur la photo de détail, la reprise et l'origine se touchent : à droite c'est fini, à gauche ça attend son tour. Ce travail se fait à la main et au mètre carré. Il n'existe pas de façon de le rendre rapide.

Voir les chantiers

Couverture en tuile envahie par les lichens avant démoussage, sur une maison de Port-Saint-Père
Avant l'intervention : les lichens ont pris le pan entier, la tuile a viré au gris par zones.
La même couverture après démoussage, teinte redevenue régulière jusqu'au faîtage
Après : la couverture a retrouvé une teinte régulière jusqu'au faîtage. Les deux clichés n'ont ni le même angle ni le même cadrage, et je les publie tels quels.
Mur en pierre en cours de rejointoiement, joints refaits à droite et maçonnerie d'origine à gauche
Reprise des joints sur un mur en pierre. À droite, le joint est refait ; à gauche, la maçonnerie d'origine attend son tour.

Prestations

Ce que je fais à Port-Saint-Père

Depuis Bouaye

12.4 km, 14 minutes de route

Quatorze minutes de route, relevées sur le trajet réel et pas estimées à la louche. Autant au retour.

Ce que ça change pour vous : je viens voir le mur avant de chiffrer, je repasse en cours de chantier, et je reviens à la fin si quelque chose vous chiffonne. Sur les communes du bout de ma zone, je suis obligé de grouper mes visites. Ici, non.

Urbanisme

Ravaler à Port-Saint-Père : les démarches

Port-Saint-Père relève de la communauté d'agglomération Pornic Agglo Pays de Retz.

Faut-il déclarer un ravalement à Port-Saint-Père ?

La règle de base est nationale et elle ne dépend pas de votre commune : refaire une façade à l'identique, même teinte, même matière, même finition, ne demande aucune démarche. Changez la couleur ou le matériau, et c'est une déclaration préalable. Une isolation par l'extérieur en demande une dans tous les cas, sans exception.

Reste la partie locale, et là il faut appeler avant de choisir. Port-Saint-Père dépend de Pornic Agglo Pays de Retz, donc ce n'est pas le PLUm qui s'applique et les règles d'aspect extérieur ne sont pas forcément celles qu'on connaît au sud de Nantes. Le service urbanisme de la mairie tranche pour votre adresse en cinq minutes, et vous dira du même coup où déposer le dossier.

Voir le guide des autorisations

Et pour reprendre les joints d'un mur en pierre ?

Refaire un joint à l'identique ne change pas l'aspect du mur : ça le remet dans l'état où il était. Aucune démarche.

Ça devient une déclaration préalable si vous changez la teinte du mortier, si vous passez d'un joint à la chaux à un joint au ciment, ou si vous enduisez un mur qui était en pierre apparente. Sur ce dernier point, d'ailleurs, la question administrative arrive après la question technique : un mur monté à la chaux doit rester respirant.

Autour

Les communes autour

Depuis Port-Saint-Père, j'interviens aussi à Cheix-en-Retz, Saint-Léger-les-Vignes, Brains, Sainte-Pazanne et Saint-Hilaire-de-Chaléons. Toutes les communes où je me déplace sont sur la page zone d'intervention

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